AuPanama.com est édité par la société : Panama Private Access S.A.
enregistrée au registre public du Panama avec un avis d'opération formel. Attention peu d'entreprises présentes sur internet sont légales comme Panama Private Access S.A. > En savoir plus
Oceania Business Plaza, Panama City
+507 382 20 48
contact@aupanama.com

Situation économique

situation economique

Panama se porte bien

Pays de services et de transit, le Panama a maintenu ses indicateurs au vert après la crise de 2008 et dispose d’une croissance comprise entre 7 et 10 % par an depuis ces six dernières années. Le pays connaît le quasi-plein emploi et n’est plus considéré comme un investissement spéculatif par les trois principales agences de notation internationales depuis 2010.

L’économie du Panama repose sur trois piliers :

  • la zone franche de Colón (2e plate-forme de redistribution de biens de consommation au monde),
  • le Centre Bancaire International (93 banques/118 Mds USD d’actifs)
  • les services maritimes (canal et infrastructures portuaires).

Le Panama capte 5% du commerce maritime mondial (hors pétrole) et 31% du commerce Asie-Pacifique/côte Est des États-Unis; on peut désormais y ajouter, comme facteur d’expansion, le hub aérien des « Amériques » de la compagnie Copa Airlines, entreprise fleuron du pays.

Malgré sa taille, le pays centre-américain abrite plusieurs grands projets, ce qui en fait un marché convoité par les investisseurs étrangers : le 3ème jeu d’écluses sur le Canal de Panama a commencé ses opérations commerciales en juin 2016 avec en corollaire des projets portuaires et de ponts; métro de la capitale avec un plan directeur de 4 lignes d’ici 2025 (la 2ème ligne à un avancement de 45% à la mi-2017). Cette croissance économique s’appuyant sur les investissements publics et le commerce extérieur a rapidement repris malgré un ralentissement suite à la crise de 2008-2009. Le PIB est passé de 13 Md USD en 2003 à 55 Md USD en 2016. Le PIB/hab. nominal (13 654 USD en 2016), est l’un des plus élevés d’Amérique latine : en parité de pouvoir d’achat, il est le 2ème d’Amérique latine, de 23 000 USD, derrière celui du Chili. Le pays a enregistré un taux de croissance de plus de 8% en moyenne sur la dernière décennie et +5,8 % en 2015. En 2016, la croissance a ralenti à +4,9 %. Cela s’explique principalement par la baisse d’activité de près de 10% du Canal et de la Zone Franche de Colon liée au ralentissement économique international et particulièrement de ses voisins. La croissance devrait être supérieure en 2017, prévue à +5,8 % par le gouvernement et le FMI. Elle serait portée par l’activité du Canal élargi, le projet minier (d’une valeur de 5,5 Md USD, Minera Panama, filiale du canadien First Quantum ; finalisation attendue pour 2018) ainsi qu’un grand nombre de projets d’investissements. Le pays étant dollarisé (absence de Banque centrale et donc de politique monétaire), seule la politique budgétaire permet d’influer sur une croissance qui est revenue de la surchauffe. Les équipes du FMI ont notamment plaidé depuis 2014 pour un resserrement budgétaire afin de calmer la hausse des prix, l’endettement public et les déficits du compte courant, récurrents mais en diminution (-5,8 % du PIB en 2016 pour -6,5 % en 2015). Bénéficiant de la hausse du dollar, l’inflation, traditionnellement faible, mais qui s’était inscrite en hausse depuis 2005, est revenue à 0,7 % en 2016. Elle devrait, cependant, accélérer en 2017, avec la remontée des prix du pétrole, autour de 2 % selon le FMI.

Le pays affiche un succès économique remarquable : plus forte croissance du PIB en Amérique centrale (+8,4 % de croissance économique en 2013, +6,6 % en 2014) et une situation de quasi plein emploi. Les atouts indéniables de ce pays sont : sa situation géographique, l’activité stratégique de son canal (5 % du trafic maritime mondial), mais aussi son économie dollarisée.

Le commerce extérieur de Panama a connu en 2013 un sensible fléchissement (-6,8 %), du fait du ralentissement de l’activité mondiale et, s’agissant des échanges de la Zone franche de Colon, des difficultés rencontrées par cette importante enclave commerciale de redistribution avec l’un de ses principaux clients, le Vénézuéla. Les importations en provenance d’Asie et d’Europe sont en sensible progression sur le marché domestique du Panama, de même que les exportations européennes en Zone Franche de Colon.

Sur les deux marchés (domestique et Zone franche de Colon), les échanges de la France ont fortement progressé (+ 254 % et + 14,2 % respectivement). Les États-Unis restent le premier fournisseur et premier client de Panama (23,6 % et 19,6 % de parts de marché). La Chine se maintient au rang de 2e fournisseur de Panama et de 1er fournisseur de la Zone franche (6,4 % et 34,6 % de parts de marché).

Le pays connaît le quasi plein emploi et a obtenu en 2010 son grade d’investissement auprès de trois agences internationales.

HI